J'apprends avec surprise qu'un nombre assez important d'électeurs (un peu plus d'un million) vont voter avec des machines électroniques.
Je suis en général assez favorable aux nouvelles technologies et je ne suis pas dupe de la possibilité de "bourrer les urnes", mais je trouve quand même que le système électronique est dangereux : l'informatique fait tout ce qu'on lui demande tant qu'on lui demande bien. Or il est possible de mettre en place un système qui sache répondre positivement à tous les contrôles, mais qui triche au moment du vote, c'est une question de conception. ça me rappelle les premiers compilateurs C qui .... à suivre
On lit dans un récent article de Libération que les patrons attendent avec impatience de rencontrer Ségolène Royal pour échanger avec elle sur son programme économique.
Après un échange difficile avec Laurence Parisot, je trouve qu'elle néglige le contact avec ceux qui ont une très forte influence sur notre société. Or, comme le dit un intervenant dans l'article (un banquier d'affaires), «On ne gagne pas une élection contre le patronat»
Ségolène Royal a bien compris que l'écoute est à la base d'une bonne compréhension, alors qu'est-ce qu'attendent les chefs d'entreprises ?
Avant tout qu'on ne les empêche pas de travailler.
Si on observe leurs revendications, ils sont beaucoup plus intéressés par une baisse des charges que par des emplois aidés. Pourquoi ? A mon sens parce que la mise en place de la baisse des charges est simple : on baisse un taux existant. Alors que pour un emploi aidé, il faut répondre à des critères
complexes (tant pour l'employé que pour l'entreprise), remplir des formulaires, rendre des comptes, etc.
Les chefs d'entreprises savent s'adapter, c'est même une qualité indispensable pour être entrepreneur. Mais ils recherchent tout de même une certaine stabilité, qui leur permet d'envisager sereinement l'avenir, la croissance et donc leur capacité à employer durablement des salariés.
Les chefs d'entreprises gèrent la complexité et cherchent à la réduire pour diffuser des signaux simples à l'intérieur de leur entreprise, que les salariés voient clairement le cap à suivre pour le navire.
Stabilité et simplicité : je pense que ce sont deux valeurs à mettre en avant pour convaincre les chefs d'entreprise à voter pour Ségolène Royal et le pacte présidentiel.
Les mesure préconisées dans le pacte présidentiel ne font pas intrinsèquement peur aux patrons. Mais ces derniers craignent cependant que certains dispositifs d'aide faussent la concurrence, qu'ils soient privés de certaines mesures incitatives parce qu'ils n'auront pas le temps de remplir les dossiers, etc.
En leur assurant que les mesures du pacte présidentiel seront mises en place :
- après avoir fait le ménage pour simplifier les textes existants
- en s'assurant de la simplicité et de la transparence des mesures
- de façon durable (pas d'empilement sur l'ensemble de la mandature)
Je pense qu'il y a moyen de rassurer de nombreux entrepreneurs et des les rallier au pacte présidentiel.
Qu'en pensez-vous ?
Bayrou ! François de son prénom, fait le forcing dans les sondages et sur le terrain pour consolider un regain d'intérêt pour une "autre façon de voir la politique".
Les français étaient lassé de la manière dont on fait de la politique en France. Ils se sont rués sur Ségolène Royal parce que c'est une femme et parce qu'elle voulait faire de la politique autrement. Las, l'appel aux éléphants et le machisme ambiant la mal-mènent.
Vient alors François Bayrou, qui affirme qu'il y a une autre voie (une autre voix ? Il s'y connaît lui qui bégayait autrefois), une autre façon de construire une majorité, avec des ministres socialistes dans son futur (et éventuel) gouvernement. Il plaît et notamment car il gagnerait à coup sûr au second tour, tant la détestation de Sarkozy par la guache et de Royal par la droite est forte.
Mais où est le fond ? J'affirme depuis un certain temps ma préféfrence pour Ségolène royal, mais j'ai hésité, car certaines propositions me semblent difficilement tenable. Mais je n'ai pas trouvé mieux chez Bayrou. Ses propositions sont sans force, picohées dans les programmes de ses concurrents et édulcorées pour passer à la sauce centriste.
Alors, non, je ne voterai pas François Bayrou, ou alors seulement au second tour et dansce dernier cas, je ferai tout pour qu'il hérite d'une majorité socialiste à l'Assemblée Nationale. Car je ne crois pas au centrisme de françois Bayrou. Je pense qu'il est tout de même très à droite et qu'il mènerait une politique de droite à peine sociale s'il était élu.
